1. Pourriez-vous résumer votre formation ainsi que votre parcours professionnel ?

Pharmacien en 1978, Interne des Hôpitaux (1978-1982), Praticien Hospitalier (1984-1998), Maître de Conférences avec fonctions hospitalières (1998-2003), Professeur des Universités-Praticien Hospitalier (PU-PH) (2003 à ce jour).

Spécialisation en biochimie et en particulier en glycosylation des protéines en physiopathologie. Intérêt pour les biomarqueurs en lien avec la santé environnementale.

2. Qu’est-ce qui vous a incité à vous orienter vers les domaines de la santé publique et de l’environnement ?

La démarche de santé publique permet de prendre du recul sur la notion de santé, passant de l’individu au groupe. J’ai pris cette orientation vers la santé environnementale à mi-carrière. Ma spécialisation antérieure en biologie s’appliquait bien au cadre de l’exposition à des polluants chimiques.

3. Êtes-vous à l’initiative de la création du master de santé publique et risques environnementaux ? Pourriez-vous nous en dire un peu plus ? Quelles ont été les idées fondatrices de ce projet ?

Le Master SPRE est le résultat de plusieurs démarches complémentaires.
– Il est le fruit de la fusion du M2 professionnel mis en place par Paris Sud et Paris Descartes, auquel l’EHESP collaborait, et le M2 recherche mis en place par Paris Descartes et Nancy 1 principalement.  Ce M2 est donc le résultat d’une démarche académique évoluant au fur et à mesure de la demande, et de l’adaptation à la problématique de la santé environnementale.
– Pour Paris Descartes, l’histoire a débuté à la préhistoire, en 2000, par un certificat de MSBM intitulé « Environnement et santé » du niveau Maitrise donc, avant la mise en place des Masters. Puis Isabelle Momas a organisé le M1 santé publique en rassemblant les forces locales, commun aux différentes spécialités de M2 de santé publique, en 2005.
– Parallèlement, j’ai organisé la spécialité « santé et environnement » de la filière industrie (5e et 6e année de pharmacie) pour les étudiants désirant s’orienter vers la santé publique, et plus particulièrement vers la santé environnementale.

4. Quel profil d’étudiant privilégiez-vous pour intégrer ce master ?

La santé publique par nature est multidisciplinaire. Il n’y a donc pas un seul profil. Les compétences doivent être acquises dans au moins un des domaines suivants : santé, biologie, chimie, épidémiologie. Une formation de base en sciences du vivant est toutefois nécessaire.

5. Qu’attendez-vous de l’étudiant en master ? En parcours professionnel ? En parcours recherche ?

L’étudiant en Master M2 « santé publique et risques environnementaux » se spécialise dans un domaine encore jeune. Il doit être motivé, adaptable, entreprenant pour se préparer à entrer dans le monde du travail de ce domaine. En parcours professionnel, la recherche et le choix du stage de 6 mois est un moment clé du M2, puisque le stage est professionnalisant. En parcours recherche, l’étudiant doit se poser assez rapidement la question de la suite de ses études, thèse ou pas thèse, pour optimiser la recherche d’un sujet et de la bourse.

6. Avez-vous des nouvelles d’anciens diplômés du master ?

Oui. Ne serait-ce qu’à l’occasion de la recherche de stagiaire !

7. Avez-vous eu l’occasion de travailler avec certains d’entre eux ?

On retrouve les anciens étudiants dans les structures avec lesquelles on travaille, comme l’ANSES, la DGS.

8. Quels conseils donneriez-vous aux futurs professionnels de santé publique et de l’environnement ?

Le domaine est en pleine maturation/évolution. Les futurs professionnels doivent être partie prenante de cette évolution, d’une part, et d’autre part, cette participation doit se faire de façon coordonnée entre eux.